Fête de l’Europe, fête de peuples

Fête de l’Europe, fête de peuples

Le 9 mai, fête de l’Europe, a aussi mobilisé Ensemble pour l’Europe : voici une mosaïque qui dessine un visage de l’Europe porteur d’espérance. Les groupes organisateurs des événements, associations, mouvements et communautés en sont la preuve.

Qu’est-ce qui peut relier des personnes de Prague, Zurich, Rome avec celles de Milan, Toulouse, Esslingen et Ljubljana, avec celles de Padoue, Bruxelles, Selbitz et Palerme ? Et encore celles de Lyon, Viterbe et Strasbourg avec celles de Trente, Paris, Trieste et Klagenfurt ? Un unique désir : vivre la « béatitude » des peuples : « Heureuse la nation qui a le Seigneur pour Dieu » (Ps 33,12). Des peuples qui, avec leurs caractéristiques propres, leur identité forte, leur histoire et leur culture uniques, savent qu’ils font avant tout partie de ce peuple que le « Seigneur a choisi en héritage ». La célébration de la fête de l’Europe a montré une esquisse de ce peuple du Seigneur.

En font partie ceux qui sentent le désir de prier ensemble, donnant ainsi l’occasion de se rencontrer aux responsables de différentes Églises et aux fidèles. Ceux qui, dans leur ville, veulent travailler ensemble à des actions concrètes. D’autres, qui privilégient les relations et, au-delà de leurs frontières, organisent des rencontres de réconciliation entre ethnies aux relations souvent tendues pour des raisons historiques. Il y a ceux qui sont particulièrement sensibles aux problèmes sociaux et qui, sensibilisant aussi les politiques, témoignent par leur engagement dans les hôpitaux, avec les migrants, dans les familles ou avec les jeunes. Quelques-uns se sentent interpelés de façon particulière par les défis culturels et organisent des tables rondes sur le dialogue entre l’Est et l’Ouest de l’Europe ou essayent de sensibiliser l’opinion publique à une économie équitable et au désarmement nucléaire. D’autres encore mettent l’accent sur la visibilité et organisent des marches, ou invitent des experts pour susciter des réflexions. On pourrait continuer encore… N’est-elle pas riche et dynamique cette diversité d’un peuple où chacun se nourrit de son propre charisme et en partage les fruits pour le bien de tous ?

La presse a recueilli leurs voix. Le quotidien La Repubblica, édition de Rome, pose cette question provocatrice : « L’Europe pourra-t-elle être fidèle à sa vocation de mettre en relation traditions, visions et religions ? Oui, si c’est sur la base de ses racines chrétiennes, qui favorisent la rencontre de personnes, groupes, ethnies et peuples et valorisent le positif de chaque culture. C’est sa contribution à l’humanité tout entière : réaliser une unité des diversités réconciliées, qui s’enrichissent réciproquement ». Vita Trentina, l’hebdomadaire diocésain de Trente, souligne : « Ensemble pour l’Europe confirme que l’avenir de l’Europe réside dans une culture de l’Ensemble ». La Cronaca di Palermo énumère les témoignages forts donnés devant 1 600 personnes et racontant comment des membres de différentes Églises transforment ensemble le quotidien de leurs villes. L’Avvenire, quotidien catholique, annonce dans la page de Milan : « Accueil et unité dans la diversité. Voilà l’Europe selon les chrétiens ». On peut aussi lire dans l’hebdomadaire du diocèse de Padoue : « Padoue perçoit l’urgence de la situation européenne et la volonté d’unir la partie civile au souffle chrétien et religieux ».

Voilà quelques flashes de l’histoire de l’Europe aujourd’hui. Les six manifestations en Autriche et les quatre soirées à Vienne avec des intervenants du monde politique parlaient d’une « Europe vivante, dans sa vocation ». En Allemagne, dans plusieurs villes de France, à Bruxelles dans la chapelle pour l’Europe, à Prague, à Klagenfurt et à Ljubljana, tous témoignent que « Tout naît, grandit et fleurit à partir de l’Ensemble ! ».

Merci « fête de l’Europe », tu as mobilisé des énergies, mis en lumière les potentialités de notre continent et ravivé l’espérance en l’avenir.

Ada Maria Guazzo, Ilona Toth

Pour en savoir plus sur les initiatives des différentes villes et régions, cliquez ici>>>

Journée de l’Europe 2019 Lyon

Journée de l’Europe 2019 Lyon

« Quelle âme pour l’Europe ».  Pour la troisième édition d’Ensemble pour l’Europe (EpE) sur Lyon, le groupe lyonnais constitué de six mouvements et communautés s’est retrouvé le 9 mai pour une rencontre célébrant la journée de l’Europe.

Réunissant plus d’une soixantaine de personnes, cette soirée  se voulait conviviale et participative, pédagogique et informative. Pour cela, les personnes présentes ont pu s’impliquer dans la réalité complexe de l’Europe.

Convivialité : les membres des six groupes que sont les Focolari, les Equipes Notre Dame, Fondacio, les Equipes du Rosaire, Pax Christi et la communauté de l’Epiphanie , et tous les invités, ont pu à la fois échanger en petits groupes pour débattre de questions posées par les organisateurs, écouter les réponses à un « radio trottoir » réalisé préalablement, et échanger à la fin autour d’un buffet.

Pédagogique : L’objectif de cette soirée n’était pas d’avoir à écouter des discours militants pour promouvoir l’Europe mais de faire vivre aux participants une expérience de communion dans la diversité. La présentation sous forme de vidéo-projection a permis de préciser au public des notions européennes parfois confuses comme : « UE, la zone Euro, l’espace Schengen… Pour cela les personnes étaient invitées à participer en répondant à plusieurs questions par des boitiers de vote. Il leur fut demandé également de voter non pas seulement individuellement mais en équipe après concertation et partage.

Rappel de l’importance du rôle des Chrétiens en Europe : Gérard Testard était invité à rappeler le sens de EpE et le rôle des chrétiens dans une Europe qui fait fasse aujourd’hui à de nombreuses crises. L’espérance chrétienne qui appelle à l’unité des chrétiens entre eux est un levain dans la pâte. Cette pâte constituée d’une diversité de peuple, d’histoire, de culture. L’enjeu n’est-il pas finalement pour les chrétiens d’être le « sel de la terre » comme le dit l’évangile. L’assemblée put poser des questions et interrogations à Gérard Testard.

Après un temps de prière et un appel à rejoindre EpE, ce que certains groupes feront, la soirée s’est terminée par un buffet permettant à chacun de continuer partages et discussions.

le groupe EpE à Lyon

Photos : privées

Journée de l’Europe 2019 Strasbourg

Journée de l’Europe 2019 Strasbourg

Ensemble pour l’Europe  – 9 et 10 mai, 2019

9 Mai, foyer de l’étudiant – Conférence et table ronde

La soirée du 9 mai a eu lieu au FEC, foyer de l’étudiant catholique de Strasbourg, lieu symbolique, comme nous l’a rappelé le conférencier ému, parce que souvent fréquenté par Robert Schumann lors de ses séjours à Strasbourg.

Ensemble avec L’ACI, Terre Solidaire, DECERE, Pax Christi et le Focolare nous avons préparé cette soirée-débat. Environ 100 personnes ont écouté avec beaucoup d’intérêt l’exposé de François Brunagel, ancien chef du protocole du Parlement Européen qui a parlé de manière très claire de l’Europe, faisant entrevoir combien ses débuts avaient été au-delà des talents des fondateurs une sorte de ‘miracle’. Il disait qu’un nouveau souffle sera nécessaire pour faire aller de l’avant l’Europe. Il a nommé ses caractéristiques les plus importantes : la paix, la prospérité économique, le respect des droits de l’homme. Deux témoignages ont suivi, un jeune qui a bénéficié du programme Erasmus et une réfugiée du Cameroun avec des expériences positives et négatives illustrant bien les avantages et les limites de l’Europe. La discussion qui a suivi a surtout permis à clarifier ce qu’est l’Europe, ce qu’elle peut réaliser et ce qui n’est pas de sa compétence. La discussion était animée par la directrice de la RCF Alsace, et aurait pu continuer pendant des heures.

10 Mai, Temple Neuf –  Prière œcuménique 

Le vendredi 10 mai, près de 200 personnes sont venues au Temple Neuf, église protestante du centre de Strasbourg. Elles désiraient marquer par un temps de prière leur engagement pour l’Europe.

La prière a suivi le déroulement du service œcuménique hebdomadaire, enrichie d’intentions pour l’Europe, deux commentaires sur la Béatitude de l’amour aux ennemis Cette béatitude a en effet été déterminante lors de la formation de l’Europe après la deuxième Guerre mondiale et a permis 70 ans de paix. Elle continue à être pertinente aujourd’hui si nous voulons une Europe chrétienne.

Un moment fort a été celui des intentions. Chacun a reçu une étoile dorée sur laquelle par groupes de 2-3 personnes ils pouvaient écrire une intention ou un désir pour l’Europe. Puis ils ont porté leur étoile sur la nappe bleue qui couvrait l’autel formant ainsi un drapeau européen qui ressemblait plutôt à un ciel étoilé. La bénédiction était prononcée en 7 langues par des personnes de différents pays, y compris la Chypre, la Pologne, la France, l’Allemagne, l’Italie, l’alsacien et l’anglais.

Tous ont été invités à une petite réception où on servait des fromages et des vins des pays européens, piqués par de jolis drapeaux de leur pays d’origine. Le succès de la soirée était évident puisque très vite il n’y avait plus rien à grignoter. Les représentants des mouvements et services d’église étaient très contents de travailler ensemble, de s’être mieux connus et d’avoir acquis visibilité ensemble. Le processus dynamique qui a été mis en marche lors de ces évènements continuera très certainement.

L’équipe d’Ensemble pour l’Europe à Strasbourg

 ©Photo: FEC_Michel Batt / Temple Neuf_Olivier Benoît

 

Journée de l’Europe 2019 Toulouse

Journée de l’Europe 2019 Toulouse

Samedi 11 Mai, nous nous sommes retrouvés à Toulouse dans le cadre d’Ensemble pour l’Europe avec Gérard Testard, membre du comité d’orientation européen et Dominique et Jean-Marie Drouard, membres du comité national.

Nous étions environ 60, représentants de plusieurs Mouvements, mais aussi autres personnes intéressées venus spécifiquement pour le thème de l’Europe.

Après la projection d’une vidéo sur les 10 premières années d’EpE, Dominique et Jean Marie Drouard nous ont donné quelques témoignages  de la vie du comité d’EpE à Paris.

Ensuite, Gérard Testard a fait un exposé qui a éclairé les personnes présentes en montrant l’importance de l’Europe, l’influence des décisions européennes sur notre vie quotidienne, et la contribution possible des chrétiens pour construire l’avenir de l’Europe avec des valeurs telles que l’unité, le bien commun, la solidarité, la coopération… Il a montré également la mission de l’Europe dans l’évolution du monde. L’échange par petits groupes a permis de dégager plusieurs questions auxquelles il a répondu.

Nous avons terminé par le pacte d’amour réciproque, et la prière sur l’Europe qu’il a composée.

Ce fut un beau moment fraternel vécu ensemble. Un bar buffet avait été prévu pour que l’on puisse se désaltérer, compte tenu des conditions climatiques agréables !

Quelqu’un a dit: « Je ne comptais pas me déplacer pour aller voter, mais à la suite de cette intervention, je viens de changer d’avis! » ; « J’ai été particulièrement touché et interpelé par le pacte d’amour réciproque comme base pour porter ‘Ensemble’ le Christ à l’Europe d’aujourd’hui ».

Télécharger la prière de Gérard Testard sur l’Europe.

Prière Pour L'Europe - G Testard (268.0 KB, 13 downloads)

L’équipe d’Ensemble pour l’Europe à Toulouse

Journée de l’Europe 2019 Paris

Journée de l’Europe 2019 Paris

Paris : Veillée de prière du 2 avril et manifestation du 4 mai 2019 ; prière le 14 mai.

2 avril : Nous nous sommes retrouvés le 2 avril dans la très accueillante chapelle des Diaconesses de Reuilly à Paris pour un temps de prière œcuménique porté par Ensemble pour l’Europe et la communauté locale.

« Bonsoir à tous et merci d’être là ce soir, nous sommes à quelques semaines des élections européennes et, pendant cette prière, nous voudrions présenter à Dieu tous les débats, les idées qui envahissent nos esprits et nos cœurs et prier ensemble pour l’Europe ». C’est avec ces quelques mots que nous nous sommes accueillis mutuellement.

Après un temps de présentation de l’initiative « Ensemble pour l’Europe » se sont alternés, méditations, chants, temps de silence… Au cœur de la soirée, un moment très fort : après avoir médité sur les « 7 oui » du Message EpE du rassemblement de Stuttgart en 2007, chacun a pu écrire une intention de prière, la lire à tous et la déposer sur une carte de l’Europe. Notre prière s’est aussi ouverte sur le monde, sur l’Afrique en particulier puisque nous avions avec nous Yannick, un focolarino qui a vécu longtemps en Afrique, qui a accompagné nos chants à la guitare au cours de la soirée. Difficile de se quitter à la fin de la soirée …tant les relations d’unité créées étaient fortes et nous habitent encore !

Le 4 mai, comme l’année dernière, nous étions présents sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris pour fêter l’Europe. Nous avions un stand dans le Village Européen comme 40 autres associations qui travaillent pour l’Europe. Une occasion de nombreux contacts, parisiens ou européens de passage… cette année nous avions orienté notre présentation sur les « 7 OUI » qui, comme plusieurs personnes nous l’ont dit, rejoignaient leurs attentes.

     

Le 14 mai, sur l’initiative de la communauté de l’Emmanuel une veillée de prière pour l’Europe a eu lieu dans la belle église de Longjumeau en région parisienne. Après un temps de présentation d’Ensemble pour l’Europe, ce furent de très beaux chants de louange entrecoupés de nombreuses intentions de prière pour l’Europe, sur la base « des 7 OUI »  que nous avions médités ensemble.

A travers les impressions échangées à l’issue de la veillée, nous avons compris, qu’ à la veille des élections européennes, ce temps de prière a été une occasion privilégiée et nécessaire, de tout confier à l’Esprit Saint. »

L’équipe de l’EpE à Paris

Europe Day 2019 Trento

Europe Day 2019 Trento

Pour l’instant, le texte n’est disponible qu’en italien.

Foto: © Barbara Passalacqua / Nino Carella

Europe Day 2019 Carinthie

Europe Day 2019 Carinthie

le texte n’est disponible qu’en allemand

Europe Day 2019 Bruxelles

Europe Day 2019 Bruxelles

Samedi 4 mai 2019 : Journée portes ouvertes des institutions européennes à Bruxelles. Des visiteurs de toutes nationalités affluent vers le quartier européen de la capitale.

Au cœur de celui-ci, la Chapelle pour l’Europe est un lieu de prière œcuménique, de rencontre et de formation. Le comité belge d’Ensemble pour l’Europe y a accueilli de nombreuses personnes issues de différents mouvements et communautés chrétiennes ainsi que quelques visiteurs.

Ce temps de rencontre a commencé par une prière de louange autour du Christ ressuscité et l’écoute et l’interprétation de sa Parole « vous êtes le sel de la terre, la lumière, le levain… », suivie d’une très belle prière d’intercession pour une Europe de paix, de dialogue et de solidarité avec le monde entier.

Ensuite, le père Xavier Dijon sj. a donné une conférence passionnante sur « La contribution de la religion au projet politique de l’Europe ». Après avoir brossé un tableau de deux mille ans d’histoire, il a évoqué le christianisme comme source d’inspiration pour répondre à quelques-uns des défis les plus actuels de l’Europe : la famille comme lieu d’apprentissage de la fraternité (et donc des droits humains) ; la nature comme don confié à l’être humain pour le bien de tous ; l’accueil du réfugié indissociable de l’attachement au bien de son pays ; le dialogue entre différents comme façon d’être au monde.

Les échanges informels qui ont suivi autour d’un drink étaient chaleureux et profonds. Ils exprimaient un désir commun de répondre avec un engagement renouvelé à notre vocation de levain dans la pâte de la construction européenne.

Isabelle De Moffarts au nom de groupe EpE à Bruxelles 

Photo: ©Isabelle De Moffarts

Prague: Quel avenir pour l’Europe ?

Prague: Quel avenir pour l’Europe ?

A Prague, au coeur de l’Europe, à l’occasion de la Journée de l’Europe, plusieurs mouvements et communautés de diverses Églises organisent un moment de prière suivi d’une table-ronde avec des représentants de la vie politique .

Stáhněte si plakát  –  Télécharger l’affiche ( tchèque ) 

SPE Praha 8.5.2019 (645.2 KB, 19 downloads)
Villes en France pour la Fête de l’Europe

Villes en France pour la Fête de l’Europe

Voici les différents événements

TOULOUSE

Le 11 mai, quelques mouvements qui se rencontrent régulièrement avec Mgr Le Gall, leur évêque, organisent un évènement ouvert pour approfondir les objectifs de  Ensemble pour l’Europe.

LYON

Après avoir fait une enquête dans les rues de Lyon sur les thèmes qui sont les plus importants pour les citoyens, le 11 mai le comité local de Ensemble pour l’Europe organise une soirée culturelle autour des thèmes suivants : « la paix, la culture et l’économie ». La soirée se terminera par une prière pour l’Europe et les élections imminentes.

STRASBOURG
2 évènements sont prévus :

  • Le 9 mai, au FEC ( maison des étudiants) : une conférence tenue par l’ancien modérateur du Parlement Européen (François Brunagel) suivi du témoignage d’une réfugiée camerounaise et d’un étudiant du programme Erasmus. La table ronde avec débat sera menée par la modératrice de la radio des Eglises d’Alsace.
  • Le 10 mai, dans une église évangélique, une prière œcuménique pour l’Europe, avec des représentants de 4 églises, suivie d’un moment convivial avec des fromages et des vins d’Europe.

La publicité pour ces évènements se fera ensemble et sera diffusée dans les églises protestantes et catholiques par les membres des différents mouvements et communautés.

PARIS

  • Le 2 avril : dans la chapelle des diaconesses protestantes de la ‘Maison de l’unité’, 60 personnes se sont retrouvées pour une prière œcuménique organisée par différents mouvements. Les 7 oui ont fait l’objet des réflexions de groupe et des intentions de prière. L’atmosphère était intense.  Lire la suite>>
  • Le 4 mai : un stand sur la place de l’hôtel de ville, dans le cadre du « Village Européen », organisé par la fête de l’Europe et la commune de Paris.
  • 14 mai, à 20:30 : soirée de prières pour l’Europe dans l’église de Longjumeau à la périphérie de Paris, organisée par la communauté Emmanuel et le mouvement des Focolari.

LONGJUMEAU 

Mardì, 14 mai 20h30 prière pour l’Europe

Télécharger invitation / affiches des différents événements: 

Invitation 11 Mai 2019 Toulouse (75.0 KB, 21 downloads)
Affiche Strasbourg Mai 2019 (857.0 KB, 20 downloads)
Invitation 2 Avril 2019 Paris (177.4 KB, 22 downloads)
Affiche Lyon Mai 2019 (209.5 KB, 20 downloads)
Invitation Longjumeau 14 Mai 2019 (639.8 KB, 14 downloads)
Et à Rome, que fait-on ?

Et à Rome, que fait-on ?

Le groupe de Mouvements et Communautés de Rome a accueilli sérieusement l’invitation à suivre un « Chemin de prière » de six semaines pour l’Europe, du 25 mars au 9 mai 2019. Les communautés de 5 importantes basiliques liées aux saints patrons de l’Europe se sont engagées à faire une prière quotidienne pour l’Europe, animée à tour de rôle un jour de la semaine par les Mouvements d’Ensemble pour l’Europe.

En outre, plusieurs initiatives ont été prises pour approfondir quelques-uns de nos 7 OUI :

Une intervention de Gigi De Palo sur « la Famille », suivie d’un débat avec des universitaires, le 28 avril à 15h 30, au Galoppatoio de la Villa Borghèse, dans le contexte du « Village pour la terre », http://www.villaggioperlaterra.it/

Une réunion sur « Paix nucléaire et défis environnementaux » en Europe, le point de vue des chrétiens, le 8 mai de 9h à 16h, à l’Istituto Maria SS. Bambina, Cité du Vatican, www.nuclearforpeace.org

Pour le 8 mai 2019, veille de la fête de l’Europe :

  • 16h 30, dans l’Espace Europa (géré par le Bureau en Italie du Parlement européen et par la Délégation en Italie de la Commission) : rencontre culturelle « Dans l’esprit des Pères fondateurs, une nouvelle économie pour l’Europe », avec Leonardo Becchetti (professeur d’économie politique à l’université Tor Vergata), suivie d’un débat;
  • 18h 30, dans la basilique des douze Apôtres (piazza SS Apostoli), veillée œcuménique pour l’Europe avec pour ce leitmotiv : « … chacun les entendait parler sa propre langue » (Ac 2,6).

Télécharger ici le dépliant (disponible uniquement en italien)

Volantino 8 Maggio 2019 Roma (228.1 KB)
La Slovénie s’apprête

La Slovénie s’apprête

Cette année, à la rencontre de février, avec presque tous les Mouvements et Communautés engagées dans Ensemble pour l’Europe, nous avons pris au sérieux l’idée qui est née à Prague en novembre dernier : organiser, le 9 mai 2019, Fête de l’Europe, un événement qui puisse laisser une impression forte dans le peuple Slovène tout entier, en présentant les valeurs d’Ensemble pour l’Europe.

En outre, le 3 mai, nous nous rendrons en grand nombre à Klagenfurt/Carinthie en Autriche pour célébrer la Journée de l’Europe avec certains de nos voisins en Italie.

Le 4 mai, nous serons à Brezje, dans le sanctuaire marial le plus célèbre de Slovénie, où Mgr Stanislav Zore célébrera la messe, priant avec nous tous pour une Europe unie. Immédiatement après, il y aura un moment de rencontre entre nous de différents Mouvements et Communautés ; ce sera une merveilleuse occasion d’approfondir l’unité et l’amitié qui nous unissent depuis longtemps.

Afin de répondre à l’invitation de donner une voix à cet événement et de faire connaître l’idée de la Journée de l’Europe partout en Slovénie, nous utilisons également tous les moyens de communication. Dans les différents rendez-vous, nous voulons inviter cette année encore, différentes personnalités et également la presse, avec laquelle nous avons désormais différents contacts.

Nous participerons aussi au réseau de prière qui aura lieu en Europe du 25 mars au 9 mai. Nous avons également décidé de faire des actions concrètes pour la réconciliation en Slovénie.

Marjana et Pavel au nom de l’Équipe d’Ensemble pour l’Europe en Slovénie

Carinthie, un carrefour de peuples

Carinthie, un carrefour de peuples

Nous sommes un groupe de mouvements de différentes Églises de Carinthie. En priant ensemble et en dialoguant les uns avec les autres, nous avons réfléchi à la manière de célébrer la notre « Journée de l’Europe 2019 ».

Au contact de l’Europahaus de Klagenfurt, nous avons trouvé un endroit approprié, ce qui nous a permis d’esquisser notre projet.

Le thème central sera : « L’Europe sans Christ » ? Avec la présentation de nos 7 OUI, nous aimerions inspirer une réflexion sur la façon dont nous pouvons contribuer à une Europe durable.

Nous vivons ici en Carinthie, un carrefour de l’Europe, où trois peuples sont chez eux. Depuis des siècles, les Romains, les Slaves et les tribus germaniques s’y sont installés. C’est pourquoi nous avons invité des personnes de Ljubljana, Trieste et Graz à se rencontrer et à échanger nos expériences.

Le 3 mai 2019, nous aurons l’occasion de célébrer un parcours de relations et d’harmonie et 70 ans de paix. Ensemble, nous pouvons valoriser ce que nous offre la diversité des peuples en Europe.

En célébrant notre « Journée de l’Europe », nous voulons remercier pour tout cela et exprimer notre espérance d’un avenir pacifique.

Manfred et Fini Wieser, groupe d’Ensemble pour l’Europe de Carinthie 

Télécharger ici l’invitation (disponible uniquement en allemand)

KLAGENFURT Europa Einheit In Vielfalt - Flyer_2019 (1.4 MB)
En vue de l’avenir

En vue de l’avenir

En 2019, des élections directes au Parlement européen auront lieu. Deux semaines auparavant, le 9 mai, nous célébrons la « Journée de l’Europe ». Si ensemble nous voulons contribuer à construire une Europe dynamique et prometteuse, nous devons nous mettre en route à temps dans les différents pays et villes.

Il semble qu’Ensemble pour l’ Europe n’ait jamais été aussi actuelle qu’aujourd’hui, à un moment où l’Europe doit relever de nombreux défis. Nous sommes convaincus que Dieu n’a pas suscité ce réseau sans raison.

L’Europe en emploie beaucoup. Elle est sur toutes les lèvres. Mais comment réussirons-nous à nous impliquer en tant que chrétiens dans la formation de cette Europe ? Nous savons que compte tenu des énormes défis, nous avons des possibilités très limitées. Toutefois, des minorités, petites mais créatives et motivées, peuvent faire la différence et contribuer au changement dans un pays et un continent. Par conséquent, il sera important que nous apportions ce que nous avons reçu, notre charisme, plus encore et que nous le laissions s’épanouir : notre vocation à l’unité, notre culture du vivre ensemble est plus importante que jamais.

Le 9 mai – Journée de l’Europe

Lors de la rencontre des Amis d’EpE 2017 à Vienne, la proposition de Jeff Fountain (Pays-Bas) et du groupe italien de donner vie à la « Journée de l’Europe » célébrée le 9 mai a été accueillie avec beaucoup d’intérêt. Certaines choses ont commencé à bouger ici et là cette année.

En vue de 2019, il semble important d’inclure cette date dès à présent dans notre planification annuelle. Il s’agit de nous mettre ensemble en tant que mouvements et communautés sur le terrain et d’explorer les opportunités de cette journée.

Il peut également être utile d’inclure d’autres initiatives qui s’engagent pour un vivre ensemble en Europe. Deux semaines plus tard, les élections européennes auront lieu, de sorte qu’on peut compter avec le vent dans le dos public et des idées de conception appropriées. Le 9 mai 2019 a donc un potentiel significatif accru : il devrait être une journée de joie, de fête, d’engagement et de prière ! Différentes impulsions sont déjà disponibles en ligne> 

L’Europe a besoin de notre prière

Nous voyons notre contribution à l’Europe aussi dans la prière. À la suite de nos initiatives à la veille du 60e anniversaire des « Traités de Rome » le 24 mars 2017, le 24 mars 2017 , il est apparu clairement quel pouvoir transformateur elle peut déployer. Faisons confiance que beaucoup de choses bougeront dans le ciel et sur la terre si nous prions ensemble pour notre continent.

Gerhard Proß, Diego Goller, P. Heinrich Walter

Voir aussi : Faire bouger ma ville >

Foto: ©Ursel Haaf – www.urselhaaf.de

Les jeunes aiment la concrétisation

Les jeunes aiment la concrétisation

L’Europe a-t-elle de l’avenir? Quelle contribution voyez-vous, par exemple, pour les Eglises et les mouvements et communautés chrétiens?

Bien sûr, l’Europe a un avenir! Et les communautés et les Eglises jouent un rôle à la fois individuel mais aussi ensemble, avec le renforcement de la sphère civile. Cette sphère civile qui, avec le temps, fera naître des nouveaux dirigeants politiques, entre temps renforcer et développer l’engagement civique. « Le plus grand problème est causé par ces millions de personnes qui veulent simplement ‘survivre’ » . Ces communautés jouent donc un rôle, car elles apportent une connaissance, exercent et développent leurs propres besoins (par exemple, ordre, liberté, obéissance, responsabilité, égalité, hiérarchie, respect, correction, propriété privée, propriété collective, vérité, etc.)

Le 9 mai ont fait mémoire de la  « Journée de l’Europe » . A quoi vous fais penser cette date ? Comment souhaitez-vous que les Européens fêtent cette date ?

Nous comprenons que cela soit une bonne chose, le choix de la date, ainsi que l’initiative, La question concerne plutôt le « comment ».  On pourrait plutôt penser à une manifestation qui – en plus des conférences interdisciplinaires des différents domaines scientifiques – puisse défier l’ensemble de la société. Pas des manifestations officielles, mais, par exemple, une « manifestation de masse » semblable au projet des capitales de la culture. L’expérience nous fait dire que c’est toujours la politique qui construit les célébrations officielles. Mais ce principe à des fins personnelles éloigne les gens des formulaires officiels.

Si vous étiez président de la Commission européenne (c’est-à-dire, avec un poste en responsabilité et avec des pouvoirs décisionnels), qu’elles seraient les priorités de votre programme pour maintenir et accroître l’union des peuples d’Europe?

En ne voulant pas l’uniformité, viser à la continuité, le renforcement et l’accélération de l’intégration, basée sur la reconnaissance mutuelle de l’identité et de la solidarité. Il est évident que ce système fédéral faible ne fonctionne pas. Nous en avons un exemple aux États-Unis, où même si nous parlons la même langue, mais les formes plus souples sont laissés de côté en faveur de la centralisation. Poursuivre et continuer à élargir les projets internationaux, tels que les ERASMUS, aux chercheurs et aux universitaires, puis, au fil du temps, aussi aux éducateurs et aux enseignants scolaires. Rendre obligatoire une période de six mois à l’étranger pour les étudiants universitaires, quel que soit le sujet d’études. Cours interuniversitaires courts et continus entre pays voisins (par exemple avec des universités d’été).

Comment voyez-vous l’Europe dans le contexte de la politique mondiale aujourd’hui?

Elle fait face à deux défis essentiels. 1. La question de l’unité: si elle ne fait pas l’effort d’être ensemble et de montrer l’unité, elle ne pourra que perdre son poids (voir 2ème question). Deuxièmement : La Corruption: même tout abus, même minime, économique, moral et sexuel, peut porter gravement atteinte à la communauté internationale, qu’il soit commis par un organisme officiel ou par un particulier. Ceci est évitable seulement et avant tout avec un examen continu et unitaire de la conscience (réflexion)

Il semble que les jeunes ne s’intéressent pas tellement à l’avenir de l’Europe. Le voyez- vous, vous aussi comme cela?

Les jeunes aiment ce qui est concret. Les choses insaisissables ne les intéressent pas. Par exemple, le nombre d’étudiants ERASMUS devrait être augmenté et plus d’argent devrait être investi dans des programmes d’études à l’étranger, afin que les jeunes se connaissent mieux. De plus, ils auraient besoin d’objectifs européens concrets dans lesquels ils pourraient croire et ainsi s’enthousiasmer.

Que pensez-vous des tendances populistes? Ne serait-il pas mieux de marcher ENSEMBLE? Mais comment?

Tout d’abord, ils sont la conséquence des dernières crises économiques; et deuxièmement, des conflits armés et des affrontements (par exemple, certaines ingérences étrangères); troisièmement, ils sont causés par le nationalisme, le résultat des différentes réalités déjà évoqué, le nationalisme que l’union représente à peine, tandis qu’au contraire, il est monté par les populistes. Et de plus, les électeurs n’ont pas de relations avec les politiciens européens, mais ils voient et ne connaissent que les leurs, de leur propre nation. Ils sont directement responsables de la manière dont ils transmettent les informations de Bruxelles dans leurs pays respectifs. C’est ainsi le peuple « les croient ». En tout cas, nous devons apprendre à avancer ensemble. comment? voyons les réponses précédentes. La première étape pourrait être le désir d’agir personnellement et ensuite d’assumer une responsabilité collective, reconnaissant son efficacité et son rôle dans son ensemble.

Zsófia Bárány PhD et Szabolcs Somorjai PhD, Hongrie, chercheurs universitaires dans la société, économie de l’âge moderne, politique et histoire de l’Église.

Commencer par nous-mêmes

Commencer par nous-mêmes

Comment vois-tu l’Europe dans le contexte politique mondial actuel ?

Comme un continent dont on parle beaucoup et qui se croit au centre du monde. Est-ce que ce n’est pas très égoïste ? Il n’y a pas que l’Europe qui a des problèmes.

Le 9 mai est la « Journée de l’Europe ». Comment voudrais-tu que les Européens célèbrent cette journée ?

En mettant en évidence ce que nous avons en commun dans l’Europe.

Il semble que les jeunes se préoccupent peu de l’avenir de l’Europe. Qu’est-ce que tu en penses ?

Je pense que ça dépend de chacun. Moi aussi, je pourrais m’y intéresser davantage. Il me semble que la majeure partie s’y intéresse, par exemple ceux qui font des études ou ceux qui commencent à travailler, parce qu’ils veulent un bel avenir pour leurs enfants. L’Europe est notre maison et nous voulons qu’elle soit bien dans l’avenir aussi. Mais il semble parfois que cela n’a pas de sens de s’intéresser à la politique, parce que des personnes qui ont le pouvoir se comportent mal.

Que penses-tu des tendances populistes ? Ne vaudrait-il pas mieux cheminer ensemble ? Comment ?

Je n’aime pas le populisme. Tous ces slogans avant et après les élections… Comment pouvons-nous y croire ? Et qui pouvons-nous croire ? Ça ne me plait pas que ces personnes restent au pouvoir, mais je ne sais pas comment faire pour que ça change et que la justice l’emporte. Nous devons aussi reconnaître les choses positives. Notre peuple veut un changement. Un avenir meilleur est possible. Comme toujours, il me semble que nous devons commencer par nous-mêmes. Ne pas rester dans la critique, mais donner le meilleur à nos proches, à notre famille, aux amis.

Marie Kilbergrova, République Tchèque

La joie d’être européens

La joie d’être européens

Il semble que les jeunes ne sont pas très intéressés par le futur de l’Europe. Est-ce que c’est vrai selon toi?

Selon moi, ce n’est pas vrai. Il y eu a beaucoup qui s’y intéressent, mais ils restent dans l’ombre. On ne voit que ceux qui ne veulent pas que l’Europe soit unie. Ils veulent nous séparer et faire en sorte que chaque Pays  vive pour son propre compte. Et ce sont eux qui sont les plus actifs par rapport à ceux qui veulent l’Europe unie. Et ça, ce doit être un changement important pour chacun de nous qui sommes pro-Européens et pour l’Europe unie.

Comment vois-tu l’Europe dans le cadre de la politique mondiale de ce jour?

L’Europe doit faire preuve d’un grand exemple de démogratie, d’unité et de coopération réciproque. Elle doit prouver que la meilleure façon de vivre, c’est la démogratie.

Le 9 mai, aura lieu la commémoration de la « Journée de l’Europe ». Qu’est-ce que cela signifie pour toi? Comment voudrais-tu que les européens la célèbrent ?

Pour moi, c’est une date importante. C’est une journée au cours de laquelle tout le monde devrait célébrer le fait que nous vivons en paix, tout au moins dans la plus grande partie de l’Europe. Peut-être que certains ne descendront pas dans la rue pour faire la fête – chacun trouvera la façon qui lui conviendra pour le faire, mais chacun devrait sentir la joie d’être un citoyen européen.

Si tu étais le Présicent de la Commission Européenne (c’est-à-dire si tu avais des fonctions de responsabilité et de décisions), qu’est-ce que tu mettrais comme priorité sur ton agenda, pour maintenir et stimuler l’union des peuples de l’Europe ?

Tout d’abord, je dirais à tout le monde que nous sommes tous égaux face à la loi et que nous avons les mêmes droits en tant qu’habitants de l’Union Européenne. Dans les Pays qui font partie de l’Union Européenne depuis peu d’années, les habitants ne voient pourtant  que des différences. Il en résulte que l’Ouest se développe, alors que l’Est reste en arrière. Sur mon agenda, serait écrit: dire aux citoyens de l’UE que nous sommes tous également importants et nécessaires.

L‘Europe a-t-elle un futur ? Quelle contribution voix-tu , par exemple, de la part de l’Église et des Mouvements / des Comunautés chrétiennes?

L’Europe a un énorme avenir !  L’Europe est très importante pour le monde et elle doit être un exemple. Elle doit prouver qu’elle est unie (ce qui est le côté le plus difficile) et elle doit prouver qu’elle est capable d’accepter tout le monde.  La contribution des Églises et des Mouvements doit être celle de prouver à tout le monde que nous ne sommes pas des  « hypocrites », que nous ne disons une chose mais en faisons une autre. Nous devons nous ouvrir aux autres et les accepter. Et cela est valable non seulement pour les immigrés qui viennent de Payx hors de l’UE, mais aussi à l’intérieur de celle-ci : ne pas faire de sifférences entre les personnes de l’Est de l’UE et celles de l’Ouest de l’UE.

Que penses-tu des tendances populistes? Ne vaudrait-il pas mieux marcher ensembles? Mais, comment…?

Cette question est l’une des plus difficiles en ce moment. Nous avons vu, au cours des dernières années, que presque dans tous les pays de l’Union Européenne (et non seulement) ont été élus des partis politiques qui ont eu du succès avec une propagante populiste. Cela a eu lieu au Slovachie aussi. Et ce n’était pas uniquement un parti politique. Au  cours des derniers jours de fébrier 2018, ils ons assassiné, en Slochavie, un journaliste avec sa fiancée. Un garçon de 27 ans. Il était en train d’écrire qu’il y avait un lien entre la gouvernement (différents partis polutistes) et la mafia. De nombreux Slovaques ont décidé de marcher ensemble, de protester et de prouver qu’ils ne veulent plus ce polutisme. Mais, ensembles. En paix, sans violance. Ayant peur, mais sans rage. Cela peut être un exemple sur  comment  « communiquer ensemble ». S’unir non seulement en tant qu’habitants d’une cité, d’un Pays, mais en tant qu’habitants de l’Union Européenne. Comme citoyens européens.

Tomas Angelovic, Slovacchia, 27 ans; Études de sciences politiques ; aussi cours d’études à l’université de Sophia à Loppiano (Italie).

Mettre en commun les ressources

Mettre en commun les ressources

Le 9 mai est la « Journée de l’Europe ». Qu’est-ce qui te vient à l’esprit à propos de cette date ? Comment voudrais-tu que les Européens célèbrent cette journée ?

Je vois cette journée comme l’opportunité pour les pays d’Europe d’oser démarrer des actions transnationales. Il n’y a pas besoin pour cela de programme particulièrement élaboré, mais par exemple un jeu qui aiderait à se connaître et à trouver ce que nous avons en commun au-delà de nos différences. II faudrait peut-être un « lieu de dialogue » informel. L’objectif serait atteint si déjà on ressentait le lien qu’il y a entre nous.

Si tu étais présidente de la Commission européenne, quelles priorités pour la cohésion de l’Europe mettrais-tu dans ton agenda ?

Aucune frontière entre les pays. Là où on peut voyager facilement, on se sent vite à son aise. L’hospitalité de son propre pays pour accueillir les autres serait un début important pour une compréhension et une appréciation réciproques. J’essayerais de mettre en évidence les avantages et enrichissements d’une Europe « ouverte ». Cela demanderait des exemples concrets et des petits résultats déjà obtenus à faire connaître.

L’Europe a-t-elle un avenir ? Quelle contribution vois-tu, par exemple, de la part des Églises et des Mouvements et Communautés spirituelles ?

Ouverture et transparence ! Si l’Église communique ouvertement à propos de son utilisation de l’argent, de ses actions, etc. elle aidera les citoyens à avoir davantage confiance. Si on reconnaît à l’Église un rôle unificateur, on peut penser qu’elle contribue aussi à faire tomber les frontières dans le cœur des gens. Réaliser des initiatives pour les jeunes, créer des espaces où peuvent se rencontrer les personnes du lieu et les migrants, sans lancer des programmes pour les réfugiés, mais pour mettre en lumière la multiplicité des pays et la variété des personnes. L’Europe a un avenir si les personnes commencent à comprendre que chacun peut être une ressource pour l’autre, à cause justement de sa différence. Il suffit d’utiliser de façon juste les compétences et capacités.

Comment vois-tu l’Europe dans le contexte politique mondial actuel ?

Il y a déjà eu beaucoup de choses de réalisées en Europe. C’est un cadeau de pouvoir voyager dans plusieurs pays à l’intérieur de l’Europe et de profiter de collaborations qui ont permis les échanges d’étudiants et l’année sociale de volontariat. Ces expériences devraient être portées à la connaissance de tous, pour que les citoyens des différents pays puissent se rendre compte de ce trésor. L’Europe devrait communiquer davantage sur ses aspects positifs. Nous avons en général une sécurité financière plus stable et une bonne couverture sociale. Est-ce qu’on ne devrait pas être reconnaissants de ce que nous avons déjà.

Il semble que les jeunes se préoccupent peu de l’avenir de l’Europe. Qu’est-ce que tu en penses ?

Mon expérience en tant que jeune, c’est qu’on est un peu écrasés par tout ce qui se passe dans le monde. La politique n’intéresse que quelques-uns, qui sont déjà engagés d’une façon ou d’une autre. Il y a dans le monde beaucoup de problèmes que les jeunes ne peuvent pas résoudre (du moins c’est ce qu’ils pensent) et par conséquent ils s’engagent plus facilement là où des résultats sont immédiats et visibles. La politique est souvent trop compliquée et emploie parfois un langage non accessible à tous. On devrait inciter davantage les jeunes à s’intéresser à la politique, dans la perspective de pouvoir changer quelque chose.

Que penses-tu des tendances populistes ? Ne vaudrait-il pas mieux cheminer ensemble ?

Vu qu’aujourd’hui nous sommes dominés par le capitalisme (je parle de l’Allemagne), il est quasiment impossible qu’il n’y ait pas de tendances populistes. On tend seulement à obtenir toujours plus de profit sans tenir compte des plus faibles. Les personnes qui ne visent que le profit ne trouvent aucun profit à venir en aide aux plus faibles, parce que cela demande du temps, du travail et de la sueur. La classe moyenne est en train de disparaître et le fossé entre riches et pauvres s’élargit. Un vivre ensemble serait possible, mais on doit comprendre qu’on peut aussi trouver du profit avec des personnes qui ont moins d’habileté. Ce profit sera peut-être inférieur, mais on y gagnera en relations humaines, en santé, en valeurs… Il faut avant tout comprendre que si on ne pense qu’à soi, on n’arrivera plus à être heureux. Des personnes qui ont moins, mais qui peuvent compter l’une sur l’autre, ont trouvé un trésor précieux.

Katharina Pinzer, 24 ans, éducatrice, vit à Nuremberg (Allemagne)

L’urgence d’une culture européenne

L’urgence d’une culture européenne

Si tu étais président de la Commission européenne (c’est-à-dire si tu avais des fonctions de responsabilité et de décision), quelles seraient les priorités sur ton agenda pour maintenir et développer l’union des peuples européens ?

La réforme la plus urgente à mettre en œuvre au niveau européen n’est assurément ni politique ni économique, mais culturelle. C’est-à-dire qu’il faudrait une information capillaire sur le fonctionnement des institutions européennes, on devrait financer massivement des programmes qui interrogent notre choix d’être ensemble et la portée historique de l’expérience d’intégration européenne. On doit investir dans le domaine artistique et culturel (musique, art, cinéma) en visant surtout un public jeune. On doit en fait créer une conscience et un sentiment d’appartenance des citoyens à l’Union.

L’Europe a-t-elle un avenir ? Quelle contribution vois-tu, par exemple, de la part des Églises et des mouvements et communautés chrétiennes ?

Les communautés chrétiennes peuvent être un des fondements sur lesquels se greffera le projet européen dans l’avenir. Le message de communautés implicite dans le christianisme, son aspect de solidarité sociale, la responsabilité civile qui accompagne la croissance spirituelle dans la religion chrétienne est à la base même de notre « être ensemble » et de nous trouver unis dans la diversité. L’Europe est née de grands hommes d’État qui partageaient cet esprit de fraternité et c’est une dimension que nous devons redécouvrir.

Federico Castiglioni (Rome, 17/11/88). Diplômé en Sciences politiques avec félicitations du jury à l’Université Rome 3 et actuellement doctorant en Études européennes à la même université. A publié plusieurs articles de vulgarisation et scientifiques, en italien et en anglais, toujours sur des thèmes liés à l’actualité européenne ou au rôle de l’Union Européenne dans le monde. Est responsable des relations externes des Jeunes Fédéralistes Européens (JEF Italy).