Et à Rome, que fait-on ?

Et à Rome, que fait-on ?

Le groupe de Mouvements et Communautés de Rome a accueilli sérieusement l’invitation à suivre un « Chemin de prière » de six semaines pour l’Europe, du 25 mars au 9 mai 2019. Les communautés de 5 importantes basiliques liées aux saints patrons de l’Europe se sont engagées à faire une prière quotidienne pour l’Europe, animée à tour de rôle un jour de la semaine par les Mouvements d’Ensemble pour l’Europe.

En outre, plusieurs initiatives ont été prises pour approfondir quelques-uns de nos 7 OUI :

Une intervention de Gigi De Palo sur « la Famille », suivie d’un débat avec des universitaires, le 28 avril à 15h 30, au Galoppatoio de la Villa Borghèse, dans le contexte du « Village pour la terre », http://www.villaggioperlaterra.it/

Une réunion sur « Paix nucléaire et défis environnementaux » en Europe, le point de vue des chrétiens, le 8 mai de 9h à 16h, à l’Istituto Maria SS. Bambina, Cité du Vatican, www.nuclearforpeace.org

Pour le 8 mai 2019, veille de la fête de l’Europe :

  • 16h 30, dans l’Espace Europa (géré par le Bureau en Italie du Parlement européen et par la Délégation en Italie de la Commission) : rencontre culturelle « Dans l’esprit des Pères fondateurs, une nouvelle économie pour l’Europe », avec Leonardo Becchetti (professeur d’économie politique à l’université Tor Vergata), suivie d’un débat;
  • 18h 30, dans la basilique des douze Apôtres (piazza SS Apostoli), veillée œcuménique pour l’Europe avec pour ce leitmotiv : « … chacun les entendait parler sa propre langue » (Ac 2,6).

Télécharger ici le dépliant (disponible uniquement en italien):  Volantino Giornata dell’Europa Roma 8 maggio 2019>>

Préparatifs à Padoue

Préparatifs à Padoue

Les participants à la rencontre des Amis d’Ensemble pour l’Europe, en novembre dernier, nous ont partagé l’expérience qu’ils ont vécue et les projets à venir.

En vue du 9 mai, fête de l’Europe, nous avons tous offert notre disponibilité pour organiser ensemble une Veillée de prière. Dès les premiers contacts, nous avons été surpris de trouver un grand intérêt pour le projet : de nouveaux groupes intéressés nous ont été signalés et nous avons pu tisser un éventail de relations.

Nous nous sommes tournés en premier vers l’Église locale pour créer en synergie l’événement du 9 mai. Puis nous sommes allés voir le prêtre responsable du centre universitaire et coordonnateur d’un « Festival biblique », qui aura lieu du 10 au 12 mai. Nous avons trouvé un grand accueil, car leur Festival a pour thème « la ville et la citoyenneté ». L’Europe était déjà un sujet à leur calendrier et nous avons donc proposé d’insérer la Veillée d’Ensemble pour l’Europe dans le programme du Festival.

Il nous a aussi été demandé de faire venir un expert de l’Europe pour parler aux jeunes ; et encore d’ouvrir un concours de photos avec des prix, pour des étudiants de l’école secondaire de Padoue et Province, sur le thème : « Jamais sans l’autre ». Le responsable du Festival nous a demandé d’insérer dans la soirée consacrée à l’Europe une courte vidéo sur l’histoire d’Ensemble pour l’Europe.

Nous avons parlé avec le responsable de la pastorale des migrants, qui nous a ouvert un monde inconnu : dans le diocèse de Padoue, il y a 110 000 immigrés, plus de la moitié sont chrétiens et sont suivis par quelques prêtres originaires de leur pays. Nous nous sommes retrouvés ensuite avec 12 prêtres de la pastorale des migrants : de l’Inde, du Sri Lanka, de Chine et d’Europe de l’Est, qui ont bien accueilli la proposition de la Veillée et de la soirée. Jamais nous n’aurions imaginé parler, dans un modeste presbytère, à une représentation aussi mondiale !

Nous avons fait la connaissance du responsable du Conseil œcuménique des Églises, un prêtre orthodoxe-roumain : participer à un Festival biblique est pour lui source de joie, parce que « c’est la Bible qui nous unit tous ».

Par la suite, nous avons rencontré le Conseil œcuménique presque au complet : les responsables des Églises grecque-orthodoxe, roumaine-orthodoxe, méthodiste et luthérienne. Nous avons décidé avec eux de garder la date du 9 mai pour faire la Veillée, en ouverture du Festival, dans l’église Sainte-Sophie, une très belle église romane de Padoue.

Toutes les personnes contactées font partie de la commission de préparation de la Veillée (désormais internationale et œcuménique), qui se terminera par un temps convivial avec des plats de divers pays.

L’équipe Ensemble pour l’Europe de Padoue

En « Famille » à Assise

En « Famille » à Assise

Ensemble pour l’Europe est l’invité de l’Association « Villes pour la Fraternité »

On dit que l’Europe est unie, si nous unissons les villes. Mais n’existe-t-il pas quelque chose d’universel « semblable », capable d’inspirer et animer un tel réseau?

Ensemble pour l’Europe est un E.N.S.E.M.B.L.E de chrétiens qui oeuvre pour la fraternité envers tous, avec un engagement social et politique au sens le plus large pour notre continent. L’Association « Villes pour la Fraternité » est une organisation qui veut contribuer, et pas seulement en Italie, à la diffusion du principe même de la fraternité en politique. Nous sommes donc « en famille », alors!

Dans la ville de Saint François d’Assise le 22 Juin, 2017, s’est réuni l’équipe directive de l’Association « Villes pour la Fraternité » avec des représentants de différentes villes italiennes. A cette occasion « Ensemble pour l’Europe » a été invité à la suite d’un un premier contact qui a eu lieu à Rome le 17 Février, dans le cadre de la remise à de la municipalité d’Assise du prix «Chiara Lubich pour la Fraternité » (v. Article « Nouvelles internationales » sur ce site. Le souhait de l’Association est qu’il puisse se développer une collaboration pour le bien commun à multiplier.

« Notre » modus vivendi « doit être la fraternité » – a souligné le vice-président, Donatella Tesei, apportant des exemples concrets de collaboration entre les villes de l’Italie centrale. Les faits et les exemples, qu’Ensemble pour l’Europe a pu témoigner , en expliquant leur travail dans les différents pays d’Europe, semblaient faire écho à ces paroles.

Voici la fraternité, vraie et possible « semblable » qui crée une synergie entre les différents administrateurs des « Villes pour la Fraternité » et les groupes de Mouvements et Communautés Ensemble pour l’Europe; ils peuvent aussi offrir leur contribution spirituelle et culturelle aux défis qui émergent dans les villes.

Ilona Tóth et Ada Maria Guazzo

 

60º Trattati di Roma /Trento (Italia)

60º Trattati di Roma /Trento (Italia)

Veglia ecumenica per l’Europa, 24 marzo 2017, Chiesetta di Santa Chiara a Trento.

Erano presenti circa 100 persone, fra cui la teologa Milena Mariani, preside dell’ Istituto superiore di scienze religiose e, a nome del sindaco Andreatta, l’assessore Chiara Maule.

Nel programma, si sono alternati interventi, riflessioni, preghiere, canti e letture della Scrittura.

Molto apprezzato il contributo sugli ideali dei fondatori dell’Europa del Prof. Beppe Zorzi, (incaricato dal Presidente della Provincia Autonoma di Trento e del Trentino-Alto Adige, Ugo Rossi). Vedi in fondo il suo testo scaricabile.

Hanno collaborato alla preparazione 7 Movimenti ecclesiali di varie Chiese.

Il vicario generale della diocesi di Trento,  Mons. Marco Saiani, il padre ortodosso rumeno Joan Catalin e la signora Cornelia Steubing, della Comunità luterana di Bolzano (vedi in fondo il suo testo scaricabile), sono intervenuti con delle riflessioni appropriate sul momento storico attuale che vede venir meno i valori fondativi dell’Unione Europea. Particolarmente bello il contributo della comunità ortodossa rumena con un loro tipico canto.

Le impressioni dei partecipanti: un momento intenso di comunione, di unità, di riflessione, che “ha rimesso in cuore il desiderio per un’Europa unita”.

Da scaricare:

Libretto Veglia di preghiera a Trento, 24.3.2017>>
Intervento Prof. G. Zorzi – Veglia per l’Europa a Trento, 24.3.2017>>
Intervento C. Steubing – Veglia per l’Europa a Trento, 24.3.2017>>

Di Mario e Luisa Franzoia

Intervention de Mons. Nunzio Galantino

Intervention de Mons. Nunzio Galantino

Mons. Galantino, Secrétaire général de la conférence épiscopale italienne, lors de la veillée œcuménique à Rome 2017

« Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde » .

Une considération de caractère littéraire peut nous aider à cueillir toute la force et la portée de cette expression.

Dans les versets qui la précèdent immédiatement (Mt 5,1-12), Jésus avait proclamé les Béatitudes. Donc, ce « vous êtes sel… vous êtes lumière » n’est pas une définition que Jésus entend donner à ses disciples ! Mais plutôt, après avoir proclamé les Béatitudes, Jésus veut dire à ses disciples : vous voyez, si votre vie se déroule dans la logique des Béatitudes… vous êtes sel et lumière de la terre ; seulement si vous vivez dans la logique des béatitudes votre présence contribue à donner du gout à votre vie et à celle des autres, saveur et beauté à votre existence et à celle des autres.

J’ai voulu faire cette présentation parce que beaucoup d’entre nous pensent encore qu’il suffit de se présenter comme « chrétiens » pour que tout de suite on nous croie, pour qu’on nous reconnaisse la fonction de « lumière » (point de référence) et de « sel » (porteur de sens). C’est un discours qui vaut pour nous tous, probablement aussi pour toutes les traditions chrétiennes et pour ceux qui appartiennent à toute foi religieuse. Je crois en fait qu’il s’agisse d’une tentation qui peut atteindre tout homme, de n’importe quel milieu, même au-delà de toute appartenance religieuse. Il y en a même qui pensent qu’il suffise de se présenter vêtus d’une certaine manière ou utiliser un certain langage pour être automatiquement crédible comme personnes qui donnent du gout et un sens nouveaux à la vie.

En nous présentant les béatitudes et en les faisant suivre par ce « vous êtes sel… vous êtes lumière », Jésus a indiqué la route que le croyant est appelé à parcourir. Le disciple de Jésus est appelé à suivre un code bien défini, celui des béatitudes, fait de passion pour les œuvres de paix, d’attention miséricordieuse envers les autres, de vie vécue dans la pauvreté et marquée par la sobriété. C’est cela qui donne un sens et du gout à la vie du croyant, en en faisant une vie qui resplendit.

Souvent, au lieu de répandre du gout et donner de la beauté à travers des gestes et des choix concrets, comme nous le demande Jésus, nous nous engageons (plus souvent, nous « nous donnons un mal fou ») à démontrer, à argumenter. Au lieu d’allumer la lumière, nous préférons organiser quelque chose de mastodonte et de grandiose pour… étonner !

Mais ce n’est pas ce que nous demande l’évangile ! Au contraire il nous donne une indication qui frôle la banalité quand il affirme que l’amour ne se démontre pas, l’amour se vit ; et justement puisqu’il se vit, l’amour ne se démontre pas mais se montre. Le gout authentique des choses ne se démontre pas, mais se réalise. La lumière ne se démontre pas, la lumière s’allume et par la fait même se rend visible.

Lorsque Jésus dit « Vous êtes sel… vous êtes lumière », c’est comme s’il disait : Vous voulez faire connaitre Dieu ? Ne discutez pas sur Lui, ne démontrez rien ; faites plutôt quelque chose de concret ; mais de tellement beau, de tellement sensé et savoureux… que, celui qui vous rencontre puisse spontanément dire : mais c’est vraiment beau ce que tu fais et ce que tu vis ! Qui t’en donne l’inspiration ? Au nom de qui tu le fais ?

C’est ainsi que Dieu veut être présenté et témoigné ! Avec la même force et la même évidence que la lumière ; avec le même gout fort que le sel : à travers des choix et des gestes concrets, qui donnent du gout et inspirent du sens à la vie.

Beaucoup de nos choix pastoraux, et nos manières de nous positionner par rapport à la société où nous vivons, surtout celles qui ne vont pas dans cette direction, risquent d’être des diversions. Nous risquons de cacher l’unique action que l’évangile nous propose : celle de mettre en évidence/témoigner ; ce qui veut dire faire des choix et poser des actes qui rendent avec évidence « savoureuse » la vie vécue avec le Christ. Si la vie du croyant se présente de cette manière, avec une vie qui a un sens, du gout au point de faire de la vie une réussite… alors, même les contenus que nous essaierons de transmettre auront un sens différent ! Alors, que signifie être lumière, sel ? Qu’est-ce qui peut donner du gout et du soleil à notre vie de croyants ?

On peut le faire en s’engageant à ouvrir de nouvelles voies et à rêver à de nouvelles possibilités, en osant plus et en luttant contre le fatalisme et l’habitude : deux maladies mortelles, non seulement pour le croyant ! Nous devons sourire de nouveau et en conséquence faire sourire celui que nous rencontrons. Le sourire, parce qu’il se sent compris, parce qu’il rencontre des gens qui ne supportent pas l’esprit guerrier et discriminant des « petites âmes ». Nous devons sourire de nouveau et rendre le sourire contagieux pour que notre être lumière illumine sans prétendre aveugler ; et notre être sel donne un gout délicat sans prétendre tout assurer. Pensez combien cela dérangerait une lumière qui aveugle et mauvaise une pitance trop salée !

Etre lumière et sel dans le respect de ceux qui nous rencontrent ! Quelle délicatesse est demandée, surtout aujourd’hui, au croyant !

Nous ne soulignerons jamais assez ce que Pierre recommande aux destinataires de sa première lettre : « Soyez toujours prêts à rendre compte de l’espérance qui se trouve en vous, à tous ceux qui vous demandent des explications. Mais faites-le avec patience et respect, et en ayant une conscience propre. » (1 Pt 3,15s)

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Prions avec Matthieu 5, 13-16

Seigneur, Tu me demandes d’être « sel”. Tu me demandes donc de rester au contact de la terre, d’être présent dans le temps où je vis, ici et maintenant. Attentif à mes besoins et à ceux qui sont autour de moi.

Tu me demandes d’être « lumière », à un moment où les ténèbres semblent se faire plus épaisses. La lumière me permet de voir le contour et les couleurs des objets, de la réalité et du monde, dans leurs nuances, et dans leur beauté. Mais elle permet aussi de connaitre leurs innombrables nécessités.

Donne de la saveur, Seigneur, à ma vie ; Donne de la consistance à mes espoirs ; Donne de la confiance à mes peurs ; Donne de la lumière à mes obscurités, et paix à mon cœur, à mes pensées, à mes émotions.
 Fais-moi comprendre, Seigneur, que je serai “sel”, si je sais être humble, en ce temps d’arrogance ; homme de paix, en ce temps de malversation ; Libre des « choses », en ce temps où la personne « vaut » en fonction du compte en banque qu’elle possède.

Fais-moi comprendre que je ne serai vraiment « sel » et « lumière » que si je suis engagé à dénoncer tout profit dans un Occident qui a fondé son propre bienêtre sur l’usurpation.

Je serai « sel de la terre » si, avec et dans mon environnement, je ne recule pas devant les nécessités des autres.